Commune de ROSBRUCK 
         

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette page vous permettra de mieux comprendre qui sont les sinistrés et quel est leur état d'esprit après plus de 12 ans de combat judiciaire stérile

Les sinistrés de Rosbruck

Qui sont-ils ? que pensent-ils ?

 

Les gens de Rosbruck ne sont pas des "gens riches", 59 % des ménages ne sont pas imposables, le revenu fiscal moyen est 18% inférieur à la moyenne nationale.

La plupart des sinistrés de Rosbruck sont des "séniors", beaucoup sont en retraite. Ils ont construit ou acheté leur maison bien avant qu’une entreprise contrôlée par l’Etat, les HBL, ne décide d’exploiter le charbon sous Rosbruck sans leur demander leur avis.
Aujourd’hui, par la faute des HBL, qui ont délibérément choisi de sacrifier les populations au nom du rendement et d’une rentabilité mal comprise, les sinistrés sont condamnés à habiter dans des maisons dégradées, en pente et pour certaines classées en zone rouge pour risque inondation.

L’importance des pentes provoque des désagréments quotidiens, voire des troubles de la santé, en cas de pluie des cascades descendent du toit, les portes et fenêtres s’ouvrent ou se ferment toutes seules, les murs se fissurent,…etc

Ils vivent en danger permanent, sous la menace d'inondations par les crues de la Rosselle et par la remontée de la nappe phréatique selon le scénario de rupture de la digue décrit dans le PPRI, ce sont pas moins de 150 à 200 personnes qui sont ainsi exposées au danger.

Ils vivent dans des zones devenues inondables qu'il faudra éternellement assécher par pompage, où les eaux usées doivent être remontées de plusieurs mètres par des installations complexes, avec la menace qu'un jour on leur fasse payer la facture.

Les sinistrés ne sont pas des nantis, leur habitation représente souvent leur patrimoine principal et compte tenu de leur âge et de leur état de santé, bon nombre d’entre eux seront contraints de quitter leur maison pour des structures plus adaptés (appartement, maison de retraite) qu’ils espéraient financer en revendant leur bien.
Les autres espéraient léguer à leurs enfants un héritage plutôt qu'un fardeau. 
Mais qui de censé voudrait acheter une maison en pente et pour certaines situées en zone rouge ?
Ces maisons sont devenues invendables et leurs habitants sont contraints d’y rester contre leur volonté, quel que soit leur âge et leur état de santé, ils ne disposent plus librement de leur bien, ils sont devenus des otages, des prisonniers assignés à résidence.

 

Bien sûr face à cette injustice flagrante, certains habitants de Rosbruck ont réagi, ils se sont regroupés au sein de la CLCV Rosbruck qui structure et fédère leurs actions.
Des actions en justice ont été entreprises, mais elles sont hélas restées totalement stériles jusqu'à ce jour.
Les habitants de Rosbruck ne sont pas préparés à de telles joutes judiciaires, depuis des années ils voient passer de nombreux experts et avocats qui parlent leur «dialecte judiciaire», ils sont submergés de « paperasses et de rapports» souvent obscurs tant le jargon juridique utilisé est loin du langage courant.
Ces tracas qu'on leur impose provoque chez eux un état de "stress" et d'anxiété bien compréhensible, mais qui s'en soucie.

Les causes du sinistre sont pourtant connues, les sont dégâts sont visibles, les responsables sont désignés et malgré tout, cela fait plus de 10 ans les institutions judiciaires et leur cortège d’experts sont incapables de résoudre cette affaire pourtant si évidente.
Cela provoque chez les sinistrés des sentiments de défiance, de dégoût et de colère.

L’Etat qui se devrait de protéger les populations fait tout pour se dégager de ses responsabilités, il s’emploie à multiplier les procédures judiciaires, à les compliquer à l’extrême. Ils déjà ont réussi à les faire durer ces procédures depuis plus de 12 ans .En 2017 on est revenu au point de départ,
Tandis  que les sinistrés s'appauvrissent en frais de justice, avocats et experts continuent impunément à s'enrichir au frais de l'Etat... et avec nos impôts.
Est-ce une victoire ou une honte pour l’Etat et ses représentants en charge du dossier ?


Pour se dégager de ses responsabilités, l’Etat va jusqu’à "inventer" un PPRI pour cause naturelle et comble de l’absurde, il préconise aux vieillards et handicapés de se réfugier sur les toits en installant, à leurs frais, des échelles !
Les experts mandatés par les tribunaux sont incapables de faire, dans des délais raisonnables, les expertises pour lesquels ils sont chèrement payés.
Des fonctionnaires de la préfecture osent écrire que la zone rouge n’a pas d’incidence sur la valeur des maisons.
Sur les plans de zonage on voit des maisons coupées en deux par la zone rouge tant les hypothèses de calcul sont obscures et secrètes et les résultats stupidement appliqués  sans analyse ni concertation.
On trouve de tout dans ce dossier : de l’acharnement judiciaire, de l’incompétence, de la provocation, de la dissimulation.

Les tribunaux se contredisent et déboutent certains sinistrés.
Pour tous ceux qui ont abandonné le combat ou qui ont été "déboutés",  c'est dramatique, tout est perdu, ils n'ont plus aucune espoir d'être indemnisés, cela au nom de la loi... comme ils disent.

Depuis des années, les sinistrés regroupés au sein de la CLCV ont tenté de faire défendre leur cause par des élus de tous niveaux et de tous bords qui sont censés les représenter … mais, malgré quelques paroles rassurantes, aucun résultat concret.
Les sinistrés ne peuvent hélas compter que sur eux-mêmes.

Bon nombre de sinistrés, surtout ceux situés en zone rouge n'aspirent plus qu'une chose , être expropriés dans un endroit non exposé aux risques pour retrouver la sérénité et la libre jouissance de leur bien.

Voilà la véritable situation des sinistrés de Rosbruck, à qui certains esprits chagrins ont parfois reproché de vouloir s’enrichir sur le compte des HBL et de l’Etat.